Auditorium

Opéra Simon Boccanegra de Verdi jeudi 13 décembre 2018, 18H:30

Simon Boccanegra de Verdi

RETRANSMISSION EN DIRECT DE L’OPÉRA BASTILLE

Les ambivalences du théâtre verdien s’entendent avec une netteté toute particulière dans les rôles de baryton. Parmi eux, celui de Boccanegra, corsaire devenu doge génois, témoin préoccupé des déchirements qui opposaient au XIVe siècle patriciens et plébéiens. Opéra éminemment politique où les conflits de pouvoir se mêlent aux tempêtes de la vie familiale, Simon Boccanegra fait écho à la vie de son compositeur – lui qui arbora l’étendard de l’unification italienne et surmonta la perte de sa femme et de ses enfants. Calixto Bieito, le plus shakespearien des metteurs en scène d’opéra, offre humanisme et vérité à cette oeuvre hantée de scintillantes images maritimes.

Melodramma en un prologue et trois actes (1881)
Musique de Giuseppe Verdi
Livret de Francesco Maria Piave, Arrigo Boito
D’après la pièce d’Antonio Garcia Gutiérrez

Direction musicale : Fabio Luisi
Mise en scène : Calixto Bieito
Décors : Susanne Gschwender
Costumes : Ingo Krügler
Lumières : Michael Bauer
Vidéo : Sarah Derendinger
Chef des Choeurs : José Luis Basso

Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris

Simon Boccanegra, Ludovic Tézier
Jacopo Fiesco, Mika Kares
Maria Boccanegra (Amelia Grimaldi), Maria Agresta
Gabriele Adorno, Francesco Demuro
Paolo Albani, Nicola Alaimo
Pietro, Mikhail Timoshenko
Un capitano dei balestrieri, Cyrille Lovighi
Un’ancella di Amelia, Virginia Leva-Poncet

2h50 dont 1 entracte de 30 mn
En langue italienne, sous-titré en français
Présenté par Alain Duault

Opéra Macbeth de Verdi mardi 12 mars 2019, 19H:00

Macbeth de Verdi

ENREGISTRÉ AU STAATSOPER UNTER DEN LINDEN

Victorieux sur le champ de bataille, le commandant Macbeth reçoit une prophétie selon laquelle il sera un jour roi d’Écosse. Sous l’influence de sa femme, il ne recule littéralement devant rien pour l’accomplir. Mais, rongés par la culpabilité, les Macbeth sombrent rapidement dans la folie et deviennent victimes de leur propre soif de pouvoir. Pour rester aussi fidèle que possible à l’esprit shakespearien tant admiré, le Macbeth de Giuseppe Verdi rompt avec les conventions de l’opéra alors en vigueur et constitue l’une des œuvres les plus noires et intensément bouleversantes du compositeur. Des scènes de chœur monumentales, représentant la rébellion et le désenchantement de la classe dominée, opprimée et persécutée, illustrent les conséquences sociales de la tyrannie et du despotisme. Elles contrastent avec des arias et des duos d’une grande expressivité, dans lesquels Verdi transcende les affres émotionnelles des protagonistes obsédés par le pouvoir. Pour exprimer les multiples facettes et émotions de ses personnages d’une manière aussi variée que possible, Verdi exige de ses acteurs des niveaux de jeu sans précédent : pour accentuer l’effet théâtral, les parties vocales, au lieu de recourir à une virtuosité brillante, sont conçues pour souligner les aspects du langage du jeu, et sont implacablement soumises à l’état psychologique spécifique des personnages. Verdi a ainsi franchi une étape décisive, se démarquant de l’idéal du bel canto pour adopter une authenticité musicale et dramatique caractéristique.

Opéra en quatre actes (1847)
Musique de Giuseppe Verdi
Livret de Francesco Maria Piave
D’après William Shakespeare

Direction musicale : Daniel Barenboim
Mise en scène : Harry Kupfer
Décors : Hans Schavernoch
Costumes : Yan Tax
Lumières : Olaf Freese
Vidéo : Thomas Reimer
Chorégraphie : Helga Schiele
Dramaturgie : Detlef Giese

Staatskapelle Berlin
Staatsopernchor

Macbeth, Plácido Domingo
Banquo, Kwangchul Youn
Lady Macbeth, Anna Netrebko
Kammerfrau, Evelin Novak
Macduff, Fabio Sartori
Malcolm, Florian Hoffmann
Doctor, Dominic Barberi
Murderer, appearance, Jan Martiník

2h40 + un entracte


Opéra Carmen de Bizet mardi 26 mars 2019, 19H:00

Carmen de Bizet

ENREGISTRÉ À L’OPÉRA BASTILLE

« Jamais Carmen ne cèdera, libre elle est née, libre elle mourra », lance l’héroïne de Bizet à Don José à la fin de l’opéra. Cette irrépressible liberté, couplée à la nécessité de vivre toujours plus intensément sur le fil du rasoir, la mise en scène de Calixto Bieito en rend compte comme nulle autre. Du personnage de Mérimée, Carmen conserve chez Bieito les contours profondément ibériques et le tempérament brûlant de celle qui vit de petits trafics. Mais l’oiseau rebelle est foncièrement de notre époque. Vamp aguicheuse et insoumise, témoin de la brutalité masculine et sociétale, elle roule à grande vitesse, pressée d’exister.

Opéra en quatre actes (1875)
Musique de Georges Bizet
Livret Henri Meilhac, Ludovic Halévy
D’après Prosper Mérimée

Direction musicale : Sir Mark Elder
Mise en scène : Calixto Bieito
Décors : Alfons Flores
Costumes : Mercè Paloma
Lumières : Alberto Rodríguez Vega
Chef des Chœurs : José Luis Basso
Chef des Chœurs adjoint : Alessandro Di Stefano

Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
Maîtrise des Hauts-de‑Seine / Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris

Carmen, Elīna Garanča
Don José, Roberto Alagna
Micaëla, Maria Agresta
Escamillo, Ildar Abdrazakov
Frasquita, Vannina Santoni
Mercédès, Antoinette Dennefeld
Le Dancaïre, Boris Grappe
Le Remendado, François Rougier
Zuniga, François Lis
Moralès, Jean-Luc Ballestra
Lillas Pastia, Alain Azérot

2h47 plus 1 entracte
En langue française, sous-titré en français


Opéra Lady Macbeth de Mzenskde Chostakovitch mardi 16 avril 2019, 18H:30

Lady Macbeth de Mzenskde Chostakovitch

RETRANSMISSION EN DIRECT DE L’OPÉRA BASTILLE 

Du projet initial de Chostakovitch – consacrer une trilogie aux destins tragiques de femmes russes à travers les âges – ne demeura qu’un opéra coup-de-poing : Lady Macbeth de Mzensk. S’il est l’un des puissants ressorts de l’oeuvre, l’intertexte shakespearien est ici bien amer : contrairement à Lady Macbeth, Katerina Ismailova – qui, dans la Russie profonde du XIXe siècle, tombe amoureuse d’un employé de son mari et sera finalement acculée au suicide – est moins manipulatrice que victime d’une société violente et patriarcale. Krzysztof Warlikowski libère aujourd’hui la force de subversion de cette œuvre brûlante et scandaleuse, qui a marqué les premières années de l’Opéra Bastille.

Opéra en quatre actes et neuf tableaux (1934)
Musique de Dmitri Chostakovitch
Livret d’Alexandre Preis, Dimitri Chostakovitch
D’après Nikolaï Leskov

Direction musicale : Ingo Metzmacher
Mise en scène : Krzysztof Warlikowski
Décors : Krzysztof Warlikowski
Costumes : Małgorzata Szczęśniak
Lumières : Felice Ross
Chorégraphie : Claude Bardouil
Dramaturgie : Christian Longchamp
Chef des Choeurs : José Luis Basso

Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris

Boris Timofeevich Ismailov, Dmitry Ulyanov
Zinovy Borisovich Ismailov, John Daszak
Katerina Lvovna Ismailova, Aušrinė Stundytė
Serguei, Pavel Černoch
Aksinya, Sofija Petrovic
Le Balourd miteux, Wolfgang Ablinger‑Sperrhacke
Sonietka, Oksana Volkova
Un Maître d’école, Andrei Popov
Un Pope, un gardien, Krzysztof Baczyk
La Bagnarde, Veta Pilipenko
Le Chef de la police, le Vieux bagnard, Alexander Tsymbalyuk
Un Officier, Sava Vemic
Le Régisseur, Florent Mbia
Le Portier, Julien Joguet
Les Contremaîtres, Hyun-Jong Roh, Paolo Bondi, Antonel Boldan
Le Meunier, Jian-Hong Zhao
Le Cocher, John Bernard
Le Policier, Pierpaolo Palloni
Un Invité ivre, Fernando Velasquez

3h25 dont 1 entracte de 30 mn
En langue russe, sous titré en français
Présenté par Alain Duault


Opéra Aida de Verdi mardi 11 juin 2019, 19H:00

Aida de Verdi

ENREGISTRÉ À L’OPÉRA BASTILLE

Commandé pour célébrer la concorde entre les peuples, Aida est tout entier un opéra de guerre, hiératique et flamboyant, spectaculaire et intérieur. Il revient en 2013 à l’Opéra de Paris après plus d’un demi-siècle d’absence.

Avec sa fascination pour l’Égypte, l’Europe du XIXe siècle semble s’être embarquée sur quelque bateau ivre, s’émerveillant des couleurs du Nil et du ciel, redécouvrant ces monuments qui sont moins des palais et des villes que des sanctuaires énigmatiques de la folie et du génie humains.
De cette égyptomanie, Aida est l’un des plus célèbres témoignages et cependant l’un des plus contradictoires : faite à l’initiative d’Ismaïl Pacha, la proposition d’une création pour le nouveau Théâtre du Caire, et à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez, fut d’abord refusée par Verdi puis acceptée avec condescendance. Rien dans l’univers de Verdi ne le prédisposait en effet à l’exotisme et Aida ne devait être en rien une concession. Cet opéra qui doit célébrer, comme on le fait en des occasions si solennelles, la concorde universelle, l’harmonie entre les peuples, est tout entier un opéra de guerre : celle qui oppose l’Égypte à l’Éthiopie n’est presque rien face à celle qui oppose les personnages entre eux. Et leurs sanglants affrontements doivent à leur tour s’incliner devant les combats intérieurs que se livre chacun des personnages. Œuvre à la fois flamboyante et hiératique, spectaculaire et intérieure, l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de Verdi revient enfin à l’Opéra de Paris après plus d’un demi-siècle d’absence.

Opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi (1871)
Livret d’Antonio Ghislanzoni
D’après Auguste-Édouard Mariette

Direction musicale: Philippe Jordan
Mise en scène: Olivier Py
Décors et costumes: Pierre-André Weitz
Lumières: Bertrand Killy
Chef du Chœur: Patrick Marie Aubert

Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Paris

Carlo Cigni, Il Re
Luciana D’intino, Amneris
Oksana Dyka, Aida
Marcelo Alvarez, Radamès
Roberto Scandiuzzi, Ramfis
Sergey Murzaev, Amonasro
Elodie Hache, Sacerdotessa

Présenté par Alain Duault
Réalisation : Vincent Massip
3h04 plus un entracte


Opéra Don Giovanni de Mozart vendredi 21 juin 2019, 18H:30

Don Giovanni de Mozart

RETRANSMISSION EN DIRECT DU PALAIS GARNIER

Quel est ce feu qui pousse Don Giovanni à séduire, à soumettre, à conquérir les femmes une à une, avec la fièvre et la froideur du prédateur ferrant sa proie, à poursuivre à travers elles un obscur objet qui toujours se dérobe à lui ? Pour sa deuxième collaboration avec Da Ponte, Mozart devait marquer au fer rouge l’histoire de l’opéra et hanter à jamais la culture européenne. Kierkegaard nous invitait à écouter dans ce Dissolu puni « le chuchotement de la tentation, le tourbillon de la séduction, le silence de l’instant ». Le cycle Mozart-Da Ponte se poursuit avec Don Giovanni confié à Ivo Van Hove. Habitué à interroger le sens politique des oeuvres, le metteur en scène réalise, après Boris Godounov, sa deuxième mise en scène pour l’Opéra de Paris. L’Opéra de Paris et FRA Cinéma s’associent à la Fête de la musique en proposant cet opéra emblématique !

Dramma giocoso en deux actes (1787)
Musique de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Lorenzo Da Ponte

Direction musicale : Philippe Jordan
Mise en scène : Ivo Van Hove
Décors : Jan Versweyveld
Lumières : Jan Versweyveld
Costumes : An D’Huys
Dramaturgie : Jan Vandenhouwe
Chef des Choeurs : Alessandro Di Stefano

Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris

Don Giovanni, Étienne Dupuis
Il Commendatore,  Ain Anger
Donna Anna, Jacquelyn Wagner
Don Ottavio, Stanislas de Barbeyrac
Donna Elvira, Nicole Car
Leporello, Philippe Sly
Masetto, Mikhail Timoshenko
Zerlina, Elsa Dreisig

Coproduction avec le Metropolitan Opera, New York

3h30 dont 1 entracte de 30 mn
En langue italienne, sous titré en français
Présenté par Alain Duault


Opéra LE PRINCE IGOR mardi 17 décembre 2019, 19H:30

LE PRINCE IGOR

OPÉRA LE PRINCE IGOR RETRANSMISSION EN DIRECT DE L’OPÉRA BASTILLE MARDI 17 DÉCEMBRE 2019

OPÉRA LE PRINCE IGOR RETRANSMISSION EN DIRECT DE L’OPÉRA BASTILLE MARDI 17 DÉCEMBRE 2019

Grande épopée russe célèbre pour ses Danses polovtsiennes, l’unique opéra de Borodine questionne la responsabilité du leader face à son peuple. Après avoir abandonné le pouvoir au despotisme de son beau-frère pour partir au combat, Igor est fait prisonnier avec son fils. De son refus de pactiser avec l’ennemi à son retour auprès des siens, les actes du prince invitent à repenser nos propres valeurs morales. En délestant l’œuvre de son plus élémentaire folklore, la mise en scène de Barrie Kosky souligne cet universel besoin d’éthique.

Opéra en quatre actes et un prologue (1890)
Musique et livret : Alexandre Borodine D’après Vladimir Stassov, lui-même adapté du Dit de l’ost d’Igor Orchestration du second monologue d’Igor par Pavel Smelkov
Nouveau spectacle Direction musicale : Philippe Jordan
Mise en scène : Barrie Kosky
Décors : Rufus Didwiszus
Costumes : Klaus Bruns
Lumières : Franck Evin
Chorégraphie : Otto Pichler
Chef des Chœurs : José Luis Basso


Opéra Les Contes d’Hoffmann samedi 5 octobre 2024, 17H:55

Les Contes d’Hoffmann

RETRANSMISSION EN DIRECT DE L’OPÉRA

Lors d’une représentation de l’opéra Don Giovanni de Mozart, Hoffmann raconte à des étudiants trois amours de sa vie, de Paris à Venise en passant par Munich : la surprenante Olympia, la fragile Antonia et l’envoûtante Giuletta.
Le dernier et le plus beau des opéras d’Offenbach ouvre la saison servi par une distribution prestigieuse : face à Benjamin Bernheim, élu Artiste Lyrique aux Victoires de la Musique Classique 2024, trois étoiles de la scène internationale incarnent les figures féminines au cœur des mésaventures amoureuses du poète Hoffmann.Opéra en un prologue, trois actes et un épilogue, présenté en français sous-titré en français.
Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach
Samedi 5 octobre à 17h55
Opéra en un prologue, 3 actes et un épilogue avec 2 entrances
sous-titré en français
Durée : 4h06